Appel à textes
FAIRE COURIR LE PAYSAGE
À quoi ça sert les meubles quand on a le paysage pour s’asseoir ?
Alice Renard, La Colère et l’Envie
Ad verba (vers les mots) est une maison d’édition associative née du désir de promouvoir une forme collaborative de la poésie. Sa particularité est de mettre la poésie en regard avec des univers créatifs.
Pour sa quatrième publication, Ad verba invite poètes et lecteurs à redécouvrir l’origine du mot paysage. D’après le Robert historique de la langue française, le terme serait lié à la peinture.
L’idée de faire courir le paysage est née pendant un long déplacement ; il nous a semblé intéressant de solliciter sa très grande diversité géographique, artistique ou mentale.
Nous avons de nouveau fait appel à des artistes aux démarches variées, représentatives des sensibilités que nous portons.
Toute personne intéressée par une écriture poétique en lien avec l’une des 13 images du corpus est invitée à soumettre un texte au comité de lecture de l’association Ad verba.
Cahier des charges et autres précisions
Le texte relève d’une écriture poétique personnelle, sont proscrits l’analyse et le commentaire.
Il est recommandé de prendre connaissance des idées qui animent les artistes qu’Ad verba a sollicités.
Format : le livre mesure 19 cm de haut et 12,5 de large.
Ne pas dépasser :
– 70 signes ou caractères (lettres, espaces et ponctuation) par ligne.
– 40 lignes (texte, espaces et titre, s’il y en a un) par longueur.
Utiliser police Times New Roman, taille 12.
Participation
Pas de limitation dans le nombre de poèmes soumis à candidature mais n’envoyer qu’un seul poème par fichier à l’adresse adverbaeditions@gmail.com sous la forme d’un fichier strictement dénommé numéro de l’image choisie-NOMprénom
exemple : 4-VERLAINEpaul
Sélection
Le comité de lecture de la maison d’édition est souverain pour le choix des poèmes.
Ad verba éditions s’engage à publier et à diffuser les poèmes sélectionnés par le comité de lecture.
Chaque participant dont le texte aura été retenu recevra une gratification, 2 exemplaires de l’ouvrage ainsi qu’une rétribution financière versée par l’association Ad verba, accordée en fonction de l’équilibre budgétaire de l’association.
Date limite de participation
20 septembre 2026
Possibilité de commander nos recueils en bénéficiant d’une remise sur l’expédition. Demander le code promo à l’adresse adverbaeditions@gmail.com
FAIRE COURIR LE PAYSAGE
Jardinier puis créateur textile puis professeur d’arts plastiques, Benoît Lumineau (1957-2019) aimait l’art, la nature, les oiseaux, la lecture, l’écriture et faire des blagues. Pour lui, créer une image textile revenait à faire « une promenade, où chaque sillon a un parfum différent, une lumière et une humidité différente » (in Horizon, éd du Figuier, 1990).
Gilles Bétrancourt survole des paysages de « l’avant ou de l’après » dans un dédale de parois lisses, de falaises de craie, de frondaisons bleuies. Il dessine avec la poudre mate du pastel, de la pierre noire ou, plus métallique, du graphite.
Claude Bonnin est libre, il peint avant tout pour lui, peut-être pour tenir debout dans ce monde qui devient flou. Il voyage au creux de son roman, divague, lâche prise… pour nourrir des utopies, être là où il ne s’y attend pas, soumis à d’imprévisibles exigences, tout en prêtant une grande pertinence au substrat matériel de l’œuvre.
Florence Debove écrit et dessine en montagne. Artiste, écrivaine et bergère, son univers se déploie autour de la pratique du carnet. Elle accorde de l’importance au premier jet, au croquis, aux traces de tâtonnements sur le papier comme les traces que laissent les troupeaux en montagne. Elle a publié Bergère (éd. Transboréal 2021, Cambourakis 2026), Pastorales (éd. Wilproject 2024) et Sur tes pentes (éd. Arthaud 2026).
Jean-Loup Trassard (1933-2026), écrivain et photographe, a créé une œuvre empreinte d’ethnographie, d’archéologie et de poésie. Des livres comme Dormance, L’homme des haies, La déménagerie, publiés chez Gallimard et Territoire, Causement, Conversation avec le taupier, aux éditions Le Temps qu’il fait montrent un attachement profond à la «civilisation de l’agriculture ».
Éliane Huault s’inspire de la nature pour réaliser des eaux-fortes et des linogravures. L’Islande, Belle-Île-en-Mer ou son jardin sont des lieux enthousiasmants qui nourrissent son univers graphique.
Marc Olivier est sculpteur, plasticien, graveur. Il lui arrive aussi d’écrire. Il a publié en 2025 un premier recueil de poèmes, Vif argent, un livre d’artiste avec les éditions La Regondie.
Jocelyne Morawiak peint des persistances ou des fugacités, qu’elle associe à des fluctuations, des correspondances jusqu’à ce qu’elles viennent s’enter en nous. Alors, les couleurs peuvent émerger.
Jean-Luc Giraud est un ouvrier du goût, de la vue, de l’ouïe, du toucher, de l’odorat et de la photographie. Le jardin, la musique, le bricolage et la cuisine rythment ses journées et font de lui un grand producteur d’instants de vie.
Ursula Caruel n’est jamais très loin de son corps et de la tendresse des arbres. Elle pense que les haies sont des sorcières qu’on brûle pour rien, même pas pour se chauffer, elle pense que les haies sont les fentes de la terre, des sexes touffus d’où jaillit la vie. Les espaces d’exposition sont pour elle des moments d’équilibre entre le geste et le silence.
Après un début de carrière en entreprise, Grégoire Eloy pratique la photographie comme assistant du photojournaliste Stanley Greene et s’engage dans une pratique documentaire d’auteur. Il explore notre rapport à l’environnement et au sauvage à travers des résidences artistiques en milieu naturel et en collaborant avec la communauté scientifique (astrophysiciens, géologues, glaciologues). Il est l’auteur de nombreux livres monographiques.
Laurie-Anne Estaque copie et recopie, décalque, représente et reproduit. Dessine des signes, brode des repères. Elle pâte à modèle les balises étatiques, dogmatiques et poétiques du monde. Tisse les slogans, aquarellise les symboles, gouache les produits, tape le dictionnaire, et coca-colise les marques. Elle exécute les points de repères en les brodant, s’applique à la critique avec lenteur.
retour de soirée
Flore Nélin lit Je pèle mon monde de Camille Bossé, sur un visuel de Xavier Ribot
Katia Aumailley lit son poème Créature du vent, sur un visuel de Letizia Le Fur
Pierre Rosin lit Les pas de l’exilée de Mimi Haddouf, sur un visuel de Christine Lumineau
Claude Couliou lit Comment es-tu là ? de Flora Souchier, sur un visuel de Marie Maurel De Maillé
Claude Couliou & Fanny Toison lisent C’est peut-être de N.V.M., sur un visuel de Chloé Azzopardi
Magali Tribondeau lit son poème @tension, su un visuel de Letizia Le Fur
Lalao chante C’est enchevêtré que je t’aime de Domohina Vergniol
Jacques Tapin lit son poème Verre libre, sur un visuel d’Emanuela Meloni
Valérie Dauphin lit Il y a toujours de Lou Valse, sur un visuel d’Emanuela Meloni
le Knabenduett (Barbara Tenneguin & Edwige Fouquet) interprètent un maillage de 3 poèmes + musique :
Tu vas où de Stéphanie Caillaud, sur un visuel de Xavier Ribot
Partir d’Adèle Pham Minh, sur un visuel de Christine Lumineau
Nos éléments de Magali Tribondeau, sur un visuel de Xavier Ribot
Diane Bertel lit Je suis un paysage personnage de Kaa, sur un visuel d’Isabelle Ha Eav Ruiz
Catherine Litique lit Je construirai une cabane de Béatrice Berthe, sur un visuel de Lisa Rondeau
Catherine Litique & Magali Tribondeau lisent Oui de Carole Desmond, sur un visuel de Christine Lumineau
Christine Lumineau lit D’une fenêtre à l’autre d’Ellis Dickson, sur un visuel de Xavier Ribot
Stéphane Keruel lit son poème La chute est plate, sur un visuel de Xavier Ribot
Fanny Toison propose une lecture polyphonique (ou poly fanny) de son poème, sur un visuel de Letizia Le Fur
Le Knabenduett (Barbara Tenneguin & Edwige Fouquet) terminent la rencontre par un interlude musical
Magali Tribondeau
Christine Lumineau
Stéphane Keruel
































