FAIRE COURIR LE PAYSAGE
CORPUS DES OEUVRES AYANT CONTRIBUE A L’APPEL A TEXTES :
Jardinier puis créateur textile puis professeur d’arts plastiques, Benoît Lumineau (1957-2019) aimait l’art, la nature, les oiseaux, la lecture, l’écriture et faire des blagues. Pour lui, créer une image textile revenait à faire « une promenade, où chaque sillon a un parfum différent, une lumière et une humidité différente » (in Horizon, éd du Figuier, 1990).
Gilles Bétrancourt survole des paysages de « l’avant ou de l’après » dans un dédale de parois lisses, de falaises de craie, de frondaisons bleuies. Il dessine avec la poudre mate du pastel, de la pierre noire ou, plus métallique, du graphite.
Claude Bonnin est libre, il peint avant tout pour lui, peut-être pour tenir debout dans ce monde qui devient flou. Il voyage au creux de son roman, divague, lâche prise… pour nourrir des utopies, être là où il ne s’y attend pas, soumis à d’imprévisibles exigences, tout en prêtant une grande pertinence au substrat matériel de l’œuvre.
Florence Debove écrit et dessine en montagne. Artiste, écrivaine et bergère, son univers se déploie autour de la pratique du carnet. Elle accorde de l’importance au premier jet, au croquis, aux traces de tâtonnements sur le papier comme les traces que laissent les troupeaux en montagne. Elle a publié Bergère (éd. Transboréal 2021, Cambourakis 2026), Pastorales (éd. Wilproject 2024) et Sur tes pentes (éd. Arthaud 2026).
Jean-Loup Trassard (1933-2026), écrivain et photographe, a créé une œuvre empreinte d’ethnographie, d’archéologie et de poésie. Des livres comme Dormance, L’homme des haies, La déménagerie, publiés chez Gallimard et Territoire, Causement, Conversation avec le taupier, aux éditions Le Temps qu’il fait montrent un attachement profond à la «civilisation de l’agriculture ».
Éliane Huault s’inspire de la nature pour réaliser des eaux-fortes et des linogravures. L’Islande, Belle-Île-en-Mer ou son jardin sont des lieux enthousiasmants qui nourrissent son univers graphique.
Marc Olivier est sculpteur, plasticien, graveur. Il lui arrive aussi d’écrire. Il a publié en 2025 un premier recueil de poèmes, Vif argent, un livre d’artiste avec les éditions La Regondie.
Jocelyne Morawiak peint des persistances ou des fugacités, qu’elle associe à des fluctuations, des correspondances jusqu’à ce qu’elles viennent s’enter en nous. Alors, les couleurs peuvent émerger.
Jean-Luc Giraud est un ouvrier du goût, de la vue, de l’ouïe, du toucher, de l’odorat et de la photographie. Le jardin, la musique, le bricolage et la cuisine rythment ses journées et font de lui un grand producteur d’instants de vie.
Ursula Caruel explore les liens entre botanique et plasticités multiples. Elle récolte des herbiers, brode et dessine ce qui fait l’identité des territoires qu’elle parcourt. En parlant du vivant végétal, elle raconte les liens qui l’unissent aux humains qui l’entourent.
Après un début de carrière en entreprise, Grégoire Eloy pratique la photographie comme assistant du photojournaliste Stanley Greene et s’engage dans une pratique documentaire d’auteur. Il explore notre rapport à l’environnement et au sauvage à travers des résidences artistiques en milieu naturel et en collaborant avec la communauté scientifique (astrophysiciens, géologues, glaciologues). Il est l’auteur de nombreux livres monographiques et membre du collectif Tendance Floue depuis 2016.
Laurie-Anne Estaque copie et recopie, décalque, représente et reproduit. Dessine des signes, brode des repères. Elle pâte à modèle les balises étatiques, dogmatiques et poétiques du monde. Tisse les slogans, aquarellise les symboles, gouache les produits, tape le dictionnaire, et coca-colise les marques. Elle exécute les points de repères en les brodant, s’applique à la critique avec lenteur.
retour de soirée
Flore Nélin lit Je pèle mon monde de Camille Bossé, sur un visuel de Xavier Ribot
Katia Aumailley lit son poème Créature du vent, sur un visuel de Letizia Le Fur
Pierre Rosin lit Les pas de l’exilée de Mimi Haddouf, sur un visuel de Christine Lumineau
Claude Couliou lit Comment es-tu là ? de Flora Souchier, sur un visuel de Marie Maurel De Maillé
Claude Couliou & Fanny Toison lisent C’est peut-être de N.V.M., sur un visuel de Chloé Azzopardi
Magali Tribondeau lit son poème @tension, su un visuel de Letizia Le Fur
Lalao chante C’est enchevêtré que je t’aime de Domohina Vergniol
Jacques Tapin lit son poème Verre libre, sur un visuel d’Emanuela Meloni
Valérie Dauphin lit Il y a toujours de Lou Valse, sur un visuel d’Emanuela Meloni
le Knabenduett (Barbara Tenneguin & Edwige Fouquet) interprètent un maillage de 3 poèmes + musique :
Tu vas où de Stéphanie Caillaud, sur un visuel de Xavier Ribot
Partir d’Adèle Pham Minh, sur un visuel de Christine Lumineau
Nos éléments de Magali Tribondeau, sur un visuel de Xavier Ribot
Diane Bertel lit Je suis un paysage personnage de Kaa, sur un visuel d’Isabelle Ha Eav Ruiz
Catherine Litique lit Je construirai une cabane de Béatrice Berthe, sur un visuel de Lisa Rondeau
Catherine Litique & Magali Tribondeau lisent Oui de Carole Desmond, sur un visuel de Christine Lumineau
Christine Lumineau lit D’une fenêtre à l’autre d’Ellis Dickson, sur un visuel de Xavier Ribot
Stéphane Keruel lit son poème La chute est plate, sur un visuel de Xavier Ribot
Fanny Toison propose une lecture polyphonique (ou poly fanny) de son poème, sur un visuel de Letizia Le Fur
Le Knabenduett (Barbara Tenneguin & Edwige Fouquet) terminent la rencontre par un interlude musical
Magali Tribondeau
Christine Lumineau
Stéphane Keruel
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